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“Heute ist der #15J, einen Monat nach dem #15M. Wir sind noch empört #ohneangst und wir werden nicht aufhören, bis wir unsere Ziele erreicht haben” lautet eine Ansage, die heute Nacht via Twitter verbreitet wird.

Und simultan findet in Barcelona eine neue Protestwelle statt. Tausende von Menschen campen friedlich heute Abend im Parc de la Ciutadella. Sie haben vor, morgen Mittwoch den Parlament de Catalunya zu blockieren, damit die Sparmaßnahmen der katalanischen Regierung, die in den neuen katalanischen Haushaltsplan aufgenommen worden sind, nicht gestimmt werden können. Und am Sonntag nehmen sie am europäischen Camp gegen die Einsetzung des Euro-Pakts – ein Pakt des Geldes, der die Menschen zu vergessen scheint.

Saltem de les plaçes al món! – Steigen wir aus den Plätzen in die Welt hinaus! – lautet die Parole. Die Bewegung geht weiter und die Mobilisierungskraft gibt nicht nach. Wir unterstützen euch in Berlin und gehen am 19.6 auch auf die Straße.

Werden wir es zulassen, dass man unsere Rechte abschafft?

 

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Nach dem Entschluss, auf der Puerta del Sol in Madrid oder auf der Plaça de Catalunya nicht weiter zu campen, gehen die Proteste in Spanien weiter. Zwei von den Brennpunkten gestern waren das spanische Bundestag, der Congreso de los Diputados, in Madrid und das valenzianische Parlament, die Cortes Valencianas. 

In Valencia war  das Ziel der Proteste die Korruption von einigen Politiker des valenzianischen Parlaments, die Dank eines ungerechten Wahlsystems von geschlossenen Wahllisten und festgelegten Positionen innerhalb derselben wiedergewählt werden konnten, obwohl sie zur Zeit wegen Korruption angeklagt worden sind und Prozesse vor ihnen stehen. Da die Proteste gegen diese Korruption vor den Cortes, wie vor jedem Parlament in Spanien, strafrechtlich verfolgt ist, gab es einen Polizeieinsatz gegen die Demonstranten, die sich friedlich vor dem Parlament versammelt hatten. Man kann sich wohl fragen, welches Delikt hier ordnungswidriger ist: Korruption oder Versammlung vor einem korrupten Parlament? Sollte die Frage weiter offen bleiben?

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LEMONDE.FR | 29.05.11 | 10h22  •  Mis à jour le 29.05.11 | 14h11

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/05/29/la-jeunesse-espagnole-est-capable-de-s-organiser-seule-sans-parti-ni-syndicat_1529028_3214.html#ens_id=1271383

Les jeunes Espagnols ont longtemps été considérés comme détachés de la vie politique. Depuis le 15 mai, ils ont prouvé qu’ils pouvaient “prendre leur destin en main”, sous la forme d’un mouvement socio-politique autonome, épondant aux principes de la démocratie directe et respectant les spécificités de chaque région, explique Jaime Pastor Verdú, politologue à l’université nationale d’enseignement à distance de Madrid.

Quels rapports la jeunesse espagnole entretient-elle avec la politique ?

Depuis des années, la jeunesse a le sentiment que la classe politique ne s’occupe pas de son avenir. Ce divorce a été accentué pa la crise économique. Car le principal sujet de préoccupation de cette génération des 18-30 ans est le chômage, un jeune sur deux étant actuellement sans emploi. Elle estime que les grands partis politiques, en raison de la corruption qui les touche, ne luttent pas de manière efficace contre ce problème.

Ce rejet de la politique se traduit dans les urnes par une forte abstention, qui tourne autour de 50 % à chaque élection, contre 37 % pour l’ensemble de la population. Par ailleurs, très peu de jeunes prennent leur carte dans un parti ou s’engagent dans un syndicat, dans la mesure où ils ne se sentent pas représentés. Ils ont une sensibilité, de manière générale, plus proche de la gauche, mais critiquent néanmoins autant les socialistes du PSOE que le Parti populaire. Ils dénoncent ainsi le bipartisme et la subordination des grands partis aux diktats du marché.

Comment les hommes politiques, de leur côté, considèrent-ils les jeunes ?

Beaucoup de stéréotypes sur la jeunesse circulent dans la classe politique. Pour nombre de politiciens, les jeunes n’apprécient que les botellón [grands rassemblements dans les espaces publics, où l’on boit et on s’amuse], ne s’intéressent pas à la chose publique, sont individualistes et seulement attirés par la société de consommation.

De fait, avant le 15 mai, les jeunes ne s’étaient jamais fédérés autour d’une même cause. Il y avait bien eu le mouvement pour un logement digne, en 2005, ou les manifestations contre la loi Sinde contre le piratage sur Internet, en janvier 2011. Mais aucune de ces mobilisations n’a été aussi massive que le mouvement actuel des «indignés».

Que change le mouvement du 15-Mai à cette incompréhension mutuelle ?

Le mouvement du 15-Mai a fait voler en éclat les idées préconçues des hommes politiques, mais aussi des médias, qui ont compris que la jeunesse espagnole éprouvait un malaise important, qui ne s’était jusqu’alors pas exprimé publiquement.

Depuis deux semaines, les jeunes ont revendiqué leur existence et leur volonté de se battre pour leur avenir. C’est bien la démonstration qu’ils ne s’opposent pas à la politique en général mais seulement au système des partis. Ils prouvent qu’ils sont capables de s’organiser seuls, dans un nouveau type de mouvement social et politique, autonome des partis et des syndicats. Ils montrent par ailleurs une volonté de représentation, d’auto-organisation, de démocratie avec des assemblées et un droit de parole pour tout le monde.

La mobilisation va-t-elle faire évoluer le discours des partis politiques ?

Les grands partis vont être obligés de répondre à certaines des revendications du mouvement des “indignés”, comme par exemple limiter les salaires de leurs représentants ou les obliger à plus de transparence sur leurs revenus. Mais ces gestes risquent d’être limités et relever du domaine de la rhétorique.

Dans la pratique, les grands partis n’ont par exemple pas intérêt à la réforme de la loi électorale, l’une des principales revendications des “indignés”, dans la mesure où elle les favorise.

Quelle forme le mouvement peut-il adopter pour continuer à peser dans le débat public ?

La mobilisation ne peut pas s’organiser en un parti politique en raison du rejet de cette forme d’organisation par une partie de la population mais aussi parce que cela impliquerait de réaliser un programme, qui créerait des lignes de fracture au sein du mouvement. Ce dernier est en effet trop hétérogène, tant de par la sociologie des gens qui le composent, que leur sensibilité politique et leur vision de la question nationale et des régionalismes.

Les manifestants doivent donc continuer à se fédérer au sein d’un mouvement socio-politique, avec des spécificités pour chaque région et une auto-administration au niveau territorial. Ils doivent se mettre d’accord sur une plateforme de revendications et un calendrier de mobilisations, par exemple tous les 15 du mois. Ils auront ainsi une garantie de continuité du mouvement, au moins jusqu’aux élections générales, et pourront même décider de dialoguer et être soutenus par certains partis. Reste à savoir si l’adhésion de la population restera massive dans le temps. Tout dépendra du comportement des autorités : si elles répriment le mouvement, la solidarité qui le caractérise devrait s’en voir renforcée.

Propos recueillis par Audrey Garric

Español:

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¡Muchas gracias, ahora somos más! Thank you very much, now we’re really a couple of people!

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Vídeo 20minutos: http://www.20minutos.tv/video/K9UOsjqW-un-mosso-ven-aqui-si-tienes-cojones/0/

Stunde der Selbstkritik

http://www.taz.de/1/archiv/digitaz/artikel/?ressort=me&dig=2011%2F05%2F26%2Fa0143&cHash=e3ba96d785

SPANIEN Das einstige Boomland ist am Ende. Eine Neugründung muss ähnlich grundlegend sein wie der demokratische Wandel nach der Franco-Diktatur

Das hier ist Demokratie und nicht das, was in Sol passiert!” So lautete einer der Sprüche, die Anhänger der konservativen Volkspartei (Partido Popular, PP) nach ihrem Sieg bei den spanischen Regional- und Kommunalwahlen am vergangenen Sonntag zum Besten gaben. Die Konservativen stellten damit die vermeintliche Überlegenheit der PP, die bei den Kommunalwahlen über 2 Millionen Stimmen mehr als die sozialdemokratische PSOE des amtierenden Präsidenten Zapatero erhielt, gegenüber den Demonstrationen, Besetzungen und Bürgerbewegungen heraus, die spontan am vergangenen 15. Mai mithilfe sozialer Netzwerke entstanden waren: eine Bewegung, die Versammlungen im ganzen Land abhält, deren Herz aber auf dem zentralen Platz Puerta de Sol in Madrid schlägt. Dort werden hunderte über das System empörte Bürger bis zum nächsten Sonntag ausharren – mindestens.

Parteien Teil des Problems

Aber die Wähler der Volkspartei täuschen sich, wenn sie glauben, die konservative Wahlalternative habe tatsächlich Lösungen anzubieten für die zentralen Probleme, mit denen Spanien – wie auch Europa und Deutschland – kämpft. Hauptauslöser der Proteste ist die sich zuspitzende Wirtschaftskrise. Diese Krise hat die offizielle Zahl der Arbeitslosen in Spanien auf über 20 Prozent steigen lassen und zahlreiche produktive Bereiche des Landes zerstört. Es handelt sich um eine Krise des Systems, die zu 45 Prozent Jugendarbeitslosenquote, zu Lohnkürzungen, einer Anhebung des Rentenalters, Beschneidung der ohnehin bescheidenen staatlichen Sozialleistungen sowie zu Wohnungsenteignungen von 300.000 Familien geführt hat. Unterdessen verzeichnen die 35 führenden Firmen des spanischen Aktienindex Ibex Rekordgewinne.

Die Wähler der PP täuschen sich, weil ihre Wahlentscheidung Teil des Problems und nicht der Lösung ist. Die konservative Partei war Träger und Motor jenes Wirtschaftsmodells, das mit der internationalen Finanzspekulation die spanische Wirtschaft an den Rand des Abgrundes gebracht hat. Kennzeichen dieser Krise sind der Boom des Immobiliensektors, die unzureichenden Investitionen in Forschung, Entwicklung und Bildung, die geringe oder ganz fehlende Kontrolle bei der Kreditvergabe sowie die Verschwendung von öffentlichen Geldern für gigantische Bauprojekte. Die PP hat zwar bei den letzten Wahlen gewonnen, und sehr wahrscheinlich wird sie sich dank des Versprechens, Millionen neue Arbeitsplätze zu schaffen, auch bei den kommenden Parlamentswahlen durchsetzen; aber die Konservativen erklären nicht, wie sie das schaffen wollen. Denn an die alten neoliberalen Rezepte glauben sie nicht mal mehr selbst.

Was ist Wohlstand?

Spaniens politisches System und seine Institutionen leiden an einem Demokratiedefizit. Das fängt bei der Korruption an, die die Legitimität vieler gewählter Vertreter in den Gemeinden und den Landesregierungen untergräbt: Auf den geschlossenen Listen der größten Parteien für die Wahlen am vergangenen Sonntag standen mehr als 100 Kandidaten, die in Korruptionsprozesse verwickelt sind. Dazu kommt das aktuelle Wahlgesetz, Produkt der vielgelobten spanischen “Transición” – des Übergangs von der Franco-Diktatur zur Demokratie – und der Verfassung von 1978, die die großen Parteien begünstigt. Vor 40 Jahren brauchte man starke und stabile Regierungen, um den Terrorismus von linken und rechten Gruppierungen zu überstehen. Damals rettete dieses Wahlgesetz vielleicht die Demokratie. Heute erstickt es sie.

Schließlich hat der spanische Staat schlicht über seine Verhältnisse gelebt. Die Verwaltung hat mehr Geld ausgegeben, als da war, und öffentliche Gelder falsch investiert. Aber auch die Bürger haben mehr Schulden gemacht, als sie zurückzahlen können. Es ist die Stunde der Selbstkritik: Die Spanier haben sich auf ein Wirtschaftsmodell eingelassen, das nur eine Illusion von Wohlstand war, das vielmehr – mit Gabriel García Márquez gesprochen – der Chronik eines angekündigten Todes ähnelte. Denn Wohlstand heißt nicht, sich alle vier Jahre ein neues Auto oder auf Kredit völlig überteuerte Apartments zu kaufen; Wohlstand heißt, dass die Menschen würdevoll von ihrer Arbeit leben können, Zugang zu einer erschwinglichen Wohnung sowie zu unverzichtbaren öffentlichen Gütern wie Bildung und Gesundheit haben. Die von den Machthabern in den letzten Jahrzehnten geförderte Konsumgesellschaft hat die Quittung für ihr Verhalten bekommen. Denn jetzt sind es die mittleren und unteren Einkommensschichten, die den Preis für die enorme Verschuldung zahlen müssen.

Neue Transición

Vor Kurzem wurden die Zahlen veröffentlicht: Die spanischen Gemeinden schulden kleinen und mittelständischen Unternehmen, die mehr als 4 Millionen Menschen beschäftigen, 35 Milliarden Euro. Wenn sich die schlimmsten Vorhersagen erfüllen, wird dieser Schuldenberg tausende Firmen in die Insolvenz treiben, was die Arbeitslosenzahlen noch einmal auf ein schwer erträgliches Niveau heben würde. Die beiden großen Parteien haben es bisher in stillem Einvernehmen vermieden, dies im Wahlkampf zu thematisieren. Nur die pessimistischsten Wirtschaftswissenschaftler wagen, eine Arbeitslosenquote von über 30 Prozent vorherzusagen. Erst wenn es so weit ist, werden die Wähler der PP endlich merken, dass ihre Entscheidung ein Fehler war.

Spanien braucht eine neue Demokratie, eine zweite “Transición”. Mit den beiden traditionellen Volksparteien scheint das unmöglich. So erklärt sich die spontane Reaktion von hunderttausenden von Menschen, die auf die Straße gingen, um wahre Demokratie einzufordern. Diese noch außerparlamentarische Opposition sollte Bürger und Politiker zum Nachdenken bringen. Sie müssen ihre Rolle in einer schlechten parlamentarischen Demokratie wie der spanischen überdenken und aktiv am Wandlungsprozess teilnehmen. Bisher weiß noch niemand, welches Ausmaß diese friedliche Revolution annehmen wird, welche Ziele sie erreichen kann. Nur eins ist klar: Spanien wird nie mehr sein wie zuvor. Mit dem 15. Mai hat sich etwas verändert. Für immer. ANDREU JEREZ

Das spanische Wirtschaftsmodell erinnert an García Márquez’ Romantitel “Chronik eines angekündigten Todes”

Andreu Jerez

 lebt seit fünf Jahren in Berlin, wo er als freier Journalist für die spanische Redaktion der Deutschen Welle und andere Medien arbeitet. Er ist Mitglied des Journalisten-Kollektivs Contrast.es und Autor des Blogs Cielobajoberlin.blogspot.com

Me he emocionado. No puedo decir más. ¡Qué gente más cojonuda tenemos en nuestro país, en el mundo! Os dejo con este vídeo: